Vêtements femme et vêtements homme
L'histoire du vêtement est liée à l'histoire du costume dans un premier temps, puis à l'histoire de la mode. D'abord conçu pour protéger, le vêtement passe d'un rôle d'habitacle (simples peaux de bêtes) à un rôle d'outil quand il évolue afin de faciliter les mouvements puis à un rôle de parure quand il s'agrémente d'ornements. Ses évolutions progressives sont aussi liées aux exigences spécifiques qui sont attachées à sa fonction : vêtements de guerre, vêtements de travail, vêtements de sport, etc. Le rythme de transformation du vêtement s'accélère au cours du XIVe siècle du fait de l'évolution des techniques et de l'évolution des échanges commerciaux.
La fonction de protection contre les agressions du climat est généralement reconnue comme le premier rôle des vêtements, essentiellement la protection contre les intempéries :
Froid : Les tissus empêchent la circulation de l'air froid sur de la peau, ils évitent donc l'apport d'air froid contre la peau et la fuite de l'air réchauffé par la peau, par ailleurs, les fibres des tissus piègent de l'air et l'immobilisent, or l'air immobile a une très mauvaise conductivité thermique (cet effet est utilisé pour les doubles vitrages) ;
Soleil : En arrêtant les rayonnements ultraviolets et infrarouges, ils empêchent les brûlures (coup de soleil) ; les vêtements clairs réfléchissent le rayonnement global et protègent de la chaleur ;
Précipitations (pluie, neige) : Certains tissus, dits « imperméables », empêchent l'eau de rencontrer la peau. L'eau est un bon caloporteur contrairement à l'air, utilisé de ce fait pour les circuits de chauffage central. L'eau froide ou la neige entraînent donc un refroidissement très important du corps.
Les vêtements protègent la pudeur. Dans de nombreuses sociétés, il est mal vu de dévoiler son corps et, dans la majorité, les organes sexuels doivent être cachés. Les vêtements, en cachant le corps, dissimulent également les réactions primaires et instinctives (comme la chair de poule, l'érection de l'homme) et, permettent donc de faire passer le dialogue, la réflexion, avant les instincts. Par ailleurs, la vue des caractères sexuels primaires et secondaires (organes génitaux, fesses, poitrine féminine) provoque souvent un désir, une attirance ; masquer ces organes permet de voir chez l'autre un individu avant d'y voir un partenaire sexuel potentiel et, donc là encore de faire passer le dialogue avant l'instinct.
On peut à ce titre se demander si la pudeur a précédé les vêtements — comme le laisserait à penser les cache-sexes de peuples vivant quasiment nus, comme par exemple les étuis péniens d'Océanie ou les pagnes —, ou bien si la pudeur résulte du masquage du corps, rendant la vision de celui-ci inconvenante même lorsque le temps permettrait de le découvrir — voir par exemple l'arrêté municipal de Deauville de 1996 interdisant le torse nu en dehors de la plage, ou bien les témoignages de pratiquants du nudisme (l'émoi serait créé par le manque). Certains vêtements peuvent avoir un rôle mécanique en étant conçus pour modeler le corps, notamment dans le but de correspondre à certains canons esthétiques, comme le corset, la gaine, etc. Cette fonction détourne le rôle lié à la pudeur. Par exemple, certains vêtements sont conçus pour guider le regard vers les caractères sexuels ou pour les laisser transparaître, les suggérer. On lira à ce sujet l'article sur les décolletés ou celui sur les vêtements moulants.
Les vêtements sont visibles. Les vêtements sont souvent utilisés pour mettre en valeur celui ou celle qui les porte, ils sont parfois le signe de la classe sociale, de la fonction (uniforme de police, de sapeur-pompier, de l'armée).
Ils sont souvent un facteur d'intégration dans un groupe (phénomènes de mode, notamment de marque chez les adolescents).
Certains vêtements professionnels sont dits à « haute visibilité » (couleur jaune ou orange fluorescent, bandes réfléchissantes) afin que les conducteurs, d'engin sur les chantiers et, de véhicules sur la route, puissent mieux les voir et, donc éviter les accidents.
À l'inverse, d'autres vêtements ont pour rôle le camouflage, de rendre difficilement visible la personne dans l'environnement, exemple la tenue de combat des fantassins.
La forme et la couleur des vêtements sont fréquemment porteuses d'un symbole fort. Ainsi en Europe, les femmes ont longtemps porté exclusivement des robes et des jupes, c'est-à-dire des vêtements laissant symboliquement le « libre accès » à leur sexe. En Europe, le noir est la couleur du deuil et, le blanc celle de la pureté, de la virginité, donc la couleur du mariage. Par contre, en Asie, le blanc est la couleur du deuil.
Certains vêtements ont un rôle spécifique de protection notamment contre les agressions mécaniques et chimiques (éraflures, plaies, brûlures).
Ce rôle est très important dans les vêtements professionnels, ceux-ci constituent fréquemment des équipements de protection individuelle (EPI). C'est le cas des blouses, bleus de travail, casques, et dans les cas extrêmes des armures (dont les gilets pare-balles). Les vêtements protègent également, de manière globale, contre les salissures, et participent à l'hygiène en contribuant à la propreté du corps (évacuation de la transpiration).
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